Le budget 2025, dans l’intérêt général, pourra-t-il aboutir à un compromis réaliste entre les différentes parties politiques ?
Le budget 2025, actuellement en phase d’arbitrage, fait l’objet de vifs débats parmi les auditeurs. Parmi les mesures clés envisagées, on retrouve :
– CVAE: Suppression progressive de la Contribution sur la Valeur Ajoutée des Entreprises d’ici 2030.
– Flat tax: Légère hausse de la flat tax.
– Nouvelle Taxe sur les billets d’avion dans une logique environnementale.
– Rachat d’actions: Création d’une taxe de 8 % sur les rachats d’actions, applicable aux entreprises dont le CA dépasse 1 milliard d’euros
– Contribution exceptionnelle: Introduction d’une imposition minimale mondiale de 15 %pour les multinationales, dans le cadre de la réforme « Pilier 2″de l’OCDE.
– Impôt sur le revenu (IR): Revalorisation des seuils pour l’inflation, sans hausses d’impôts pour les classes moyennes.
– Réduction des dépenses publiques
En vertu de l’article 47 de la Constitution
française, la loi de finances devrait normalement être adoptée avant le 31 décembre de l’année précédente pour pouvoir entrer en vigueur dès le début de l’année suivante. Toutefois, des exceptions ont eu lieu dans le passé pour des raisons exceptionnelles, comme en 2017 pour le budget de 2018, ou encore en 2018 pour des ajustements nécessaires
Contrairement aux États-Unis ou le Congrès fixe un plafond de la dette (debt ceiling), la gestion de la dette en France repose sur des règles nationales et européennes. L’article 126 du Traité de Maastricht limite la dette publique d’un État membre à 60 % du PIB et le déficit public à 3 % du PIB, mais ces critères ne sont pas des plafonds stricts. À la fin du deuxième trimestre 2024, selon l’Insee, « la dette publique en France au sens de Maastricht s’établit à 3 228,4 Md€ », soit 112% du PIB.
Sur le plan budgétaire, des pays tels que la Suisse, l’Allemagne, Singapour méritent réflexion, en raison de leurs gestion rigoureuse et notamment dans des secteurs sensibles comme les retraites ou les services sociaux.
Le budget 2025, dans l’intérêt général, pourra-t-il aboutir à un compromis réaliste entre les différentes parties ou le Peuple, peut-il espérer un résultat inattendu qui dépasserait les attentes actuelles ?
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